Collectif d'Action et de Lutte contre les Jeux A Risques
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  • Témoignage de Catherine Vince, maman de Gaspar.

    Posté le décembre 20th, 2009 Caljar 14 commentaires

    Catherine Vince, Maman de Gaspar. <>

  • http://www.lejsl.com

    Posté le décembre 19th, 2009 Caljar 8 commentaires

    Les nouveaux visages de la violence scolaire

    Jeux dangereux, guerres psychologiques, agressions sexuelles se développent à l’école. A fortiori si Internet et mobile s’en mêlent. Enquête et témoignages coups de poing.

    Le school bullying

    Définition: Ce « jeu » consiste à persécuter de manière répétée un camarade de classe sous forme de railleries, agressions physiques ou rumeurs, en vue de l’inciter au suicide.

    Conseil d’expert: « Pleurs, cauchemars, mutisme, difficultés de concentration, maux de ventre sont des signes qui doivent alerter. Si l’enfant est victime de violences psychologiques intenses et chroniques, il faut savoir lui redonner confiance. Essayer de comprendre par le dialogue, montrer qu’il est au centre de nos préoccupations en cherchant avec lui une solution, demander une réunion avec les parents des harceleurs. Si le passage d’une classe à une autre n’est pas suffisant, il faut le changer d’établissement et veiller à ce qu’il ne le vive pas comme une injustice. »

    Le cyberharcèlement

    Définition: Ce harcèlement moral prend la forme de moqueries, d’insultes, de surnoms, de menaces ou de rumeurs. Il débute en classe ou en cour de récréation puis se poursuit à la maison via Internet.

    Conseil d’ expert: «Laisser son enfant gérer seul les univers sans limites d’Internet et de son mobile revient à accepter qu’un étranger s’occupe de son éducation. S’il change d’attitude après être allé sur Internet, il faut discuter avec lui. Si le parent découvre un message violent, qu’il imprime le document et le conserve. Il pourra rencontrer l’auteur et lui faire prendre conscience du caractère violent du message et des conséquences que son agression engendre.»

    Le sexting

    Définition: Cette pratique consiste à diffuser auprès de ses camarades de classe, à l’insu d’un(e) autre élève, des photographies sexuellement explicites prises avec un téléphone portable lors d’un moment d’intimité.

    Conseil d’expert: « L ‘intimité est une valeur essentielle à transmettre : les adolescents doivent comprendre qu’elle ne doit être ni vue, ni diffusée pour être préservée. Attention au discours moralisateur : si un ado s’est fait photographier dans un moment d’intimité, il ne se confiera pas, de peur d’être jugé. S’il est victime d’une diffusion d’images sur Internet, la réponse doit être d’ordre juridique. »

    Extraits de l’enquête réalisée par F. Percevaut

    Le jeu du catch: Ce « jeu », très répandu dans les cours de récréation, se résume à reproduire entre camarades des prises de catch vues à la télévision ou sur Internet. Sans protection, les élèves chutent volontairement d’un banc ou d’un muret, s’étranglent ou se donnent des coups de genou dans le dos.

    - Conseil d’ expert: « Aux parents de se mobiliser aussi lors des journées de prévention au sein des établissements scolaires et à eux d’avertir les chefs d’établissement. Discuter avec les enfants permet de comprendre ce qu’ils font et pourquoi, afin de pouvoir ensuite les mettre en garde. Ils doivent comprendre que le catch est du spectacle et qu’on ne peut reproduire ce que l’on voit à laTV.

    Le jeu du petit pont massacreur: Le but est de lancer une balle ou tout autre objet au sein d’un cercle d’enfants dont les jambes sont écartées. Si l’objet passe entre celles d’un participant, il est roué de coups .

    - Conseil d’ expert:« Donnons aux ados la responsabilité de faire de la prévention à leur tour. C’est une manière de protéger son enfant et les autres. Si votre ado a été témoin d’une scène de petit pont massacreur ou s’est vu proposer d’y participer, qu’il en parle. Il doit avoir la force de résister à la pression.»

    L e sharking: Cette nouvelle « mode » vient du Japon. Un homme joue au « shark » (requin) dans la rue. Il repère sa « proie », une jeune fille vêtue légèrement. Il fonce sur elle et lui baisse sa jupe pour faire apparaître ses sous-vêtements. Un complice filme la scène. La vidéo est diffusée sur Internet.

    Le Hard Dedipix: Au départ, le Dedipix consistait à écrire une dédicace sur sa main, la prendre en photo et la mettre en ligne en échange de commentaires, pour augmenter sa popularité. La dérive du Hard Dedipix consiste à dédicacer les parties intimes de son corps pour faire monter les enchères.

    Le surfing: Des ados se filment en train de « surfer » sur les toits de voitures, puis diffusent les vidéos sur Internet. SOS Benjamin s’inquiète d’une adaptation de ce « jeu » québecquois aux abords des établissements scolaires.

  • http://www.lepost.fr/, 7/12/2009

    Posté le décembre 19th, 2009 Caljar Pas de commentaire

    Jeu du foulard: trop en parler peut-il inciter à le pratiquer?

    Sur Le Post, un enquêteur dit que « la médiatisation n’est sans doute pas sans lien avec le drame de samedi » et une mère de victime réagit.

    Un enquêteur de l’Isère nous confiait samedi: « L’ado de 13 ans qui est décédé avait parlé du jeu du foulard à son père après avoir vu un reportage à la TV. »

    Jeudi soir, son père le retrouvait pendu dans sa chambre.

    Un enquêteur des Yvelines nous dit ce lundi aussi: « Il y a de grandes chances que le fait que nous parlions beaucoup de ce jeu ces derniers jours ait joué un rôle dans le drame de ce week-end. »

    Il fait référence au décès d’un enfant de 10 ans: samedi, c’est aussi son père qui l’a découvert pendu chez eux, à Triel.

    Pour autant, dans ces deux cas, rien ne permet encore d’affirmer que ces deux ados sont morts du jeu du foulard.

    « C’est toujours très difficile d’en être sûr à 100% » réagit la présidente de l’APEAS (association de parents d’enfants accidentés par strangulation ndlr), Françoise Cochet, ce lundi, sur Le Post.

    La médiatisation du jeu du foulard est-elle susceptible d’inciter des enfants et adolescents à le pratiquer? De quelle manière le problème est-il abordé dans les établissements scolaires? Que dire ou ne pas dire?

    En 2000, le fils de Françoise Pochet est décédé après avoir pratiqué le jeu du foulard.

    Depuis, elle a créé l’APEAS (association de parents d’enfants accidentés par strangulation ndlr).

    Sur Le Post, Françoise Cochet, présidente de l’APEAS, répond:

    Quelle fut votre réaction quand vous avez appris le drame de Triel?
    « De la même manière qu’à chaque fois que nous avons connaissance d’un tel drame. Depuis la mort de mon fils il y a maintenant 9 ans, nous suivons de très près la problématique du jeu du foulard et ses trop nombreuses victimes. Depuis le début de l’année, nous avons 13 décès pour lesquels nous sommes quasiment sûrs qu’ils sont liés au jeu du foulard. Certains cas sont médiatisés, d’autres pas, allez savoir pourquoi. Il y a aussi beaucoup d’autres cas que nous ignorons. Ma réaction, cette fois, est encore accompagnée du même constat désolant. »

    Lequel?
    « Nous devons livrer un message préventif clair et complet qui comprend les conséquences physiologiques de ce type de jeu. Cette fois encore, c’est raté. »

    Pourquoi?
    « Par exemple, je suis passée ce midi au journal télévisé de France 3 Ile-de-France. Que voit-on dans le reportage sur ce drame? Qu’il y a un décès vraisemblablement lié à ce jeu. Ok. On voit ensuite le maire de la commune, qui dit ne pas comprendre, car ce jeune était très bien et sans problème particulier. Il ne connaît pas du tout le sujet! Sinon, il saurait que ça n’a rien à voir avec le fait qu’un jeune ait des problèmes ou pas. Les enfants touchés sont souvent sans problème et personne n’est épargné. On me voit ensuite dire quelques mots, mais pas l’essentiel: les conséquences physiologiques sont coupées au montage. »

    En quoi les conséquences physiologiques sont-elles si importantes?
    « Après un reportage comme celui-ci, l’ado se dit: ‘un jeune est mort’. Point. Comme si ça ne pouvait pas lui arriver. Il n’est pas mis en garde. Le message n’est pas passé. »

    Comment faire pour que le message passe?
    « Les parents doivent d’abord savoir que ce jeu existe, et pouvoir détecter certains signes: si le jeune en parle beaucoup, s’il regarde certaines vidéos sur Internet,… Les fameuses conséquences physiologiques sont les suivantes: à tout moment de la pratique du jeu, il peut provoquer un arrêt cardiaque. Toute recherche d’évanouissement provoquée peut d’ailleurs entraîner un arrêt cardiaque. Ensuite, les convulsions de type épileptiques que peuvent vivre les jeunes attaquent les cellules du cerveau et entraînent un ralentissement du rythme cardiaque. A savoir aussi: après avoir pratiqué le jeu, même peu de fois, on peut avoir par la suite des crises d’épilepsie à répétition. Ceux qui pratiquent ce jeu peuvent aussi être victimes d’oedèmes cérébraux plusieurs semaines après la pratique du jeu. Pensez-vous que tout cela soit assez su? »

    Où en est la prévention dans les établissements scolaires?
    « Depuis 2003, nous insistons auprès du ministère de l’Education pour que tous les chefs d’établissement aient une formation autour de cette problématique et transmettent la prévention auprès des élèves. Mais ce n’est pas encore fait. Et, malheureusement, les directeurs et chefs d’établissement ne connaissent pas le problème. Par exemple, les deux derniers responsables de collège avec lesquels j’en ai parlé, dont deux élèves en ont été victimes, ignoraient tout de la problématique. Nous demandons une nouvelle fois à l’Etat de mettre les moyens pour lutter contre ce fléau. Des enfants sont en danger. Il faut réagir. »

    Pensez-vous que le fait de parler davantage du jeu (colloque international de l’APEAS, médiatisation des drames) puisse inciter certains à le tester?
    « Je ne pense pas. Les enfants sont suffisamment réfléchis pour ne pas reproduire quelque chose juste parce qu’on en parle. Le fait d’en parler me paraît bien moins dangereux que de pouvoir visionner toutes ces vidéos sur Internet. Après, il faut en parler mieux, c’est certain. »

    (Source: Le Post.fr)

  • http://www.totalvod.com

    Posté le décembre 19th, 2009 Caljar 11 commentaires

    Victor Silberfeld, responsable de la ligne téléphonique « Jeunes Violences Ecoute » nous alerte sur les jeux dangereux, de plus en plus fréquents dans les lycées: jeu de la canette, du foulard, happy slapping, ?. Interview de Philippine de Maigret.<Interview de Victor Silberfeld, de \"Jeunes Violence Ecoute\">
    cliquez sur le lien pour visionner l'interview.

  • http://www.tdg.ch11/12/2009

    Posté le décembre 15th, 2009 Caljar 15 commentaires

    «Il faut continuer à dénoncer le jeu du foulard»

    TÉMOIGNAGE | La mère de Florent, décédé à Genève des suites de cette pratique, revient d’un colloque à Paris.

    © PASCAL FRAUTSCHI | Fabienne Tosi, la maman de Florent, décédé en mai dernier, revient d’un colloque international organisé à Paris.

    XAVIER LAFARGUE | 11.12.2009 | 00:01

    Pour avoir testé, seul dans sa chambre, le jeu du foulard, Florent, 13 ans, a perdu la vie. C’était le 28 mai à Genève. Ses parents avaient tenu à témoigner dans la Tribune de Genève (nos éditions du 6 juin) «pour que ce truc qui tue s’arrête».

    Depuis, Fabienne Tosi, sa maman, s’active pour dénoncer les dangers de cette pratique qui consiste à s’enserrer le cou avec un lien quelconque, entraînant parfois le handicap à vie ou le décès. A Paris, l’Apeas (Association de parents d’enfants accidentés par strangulation) vient d’organiser le premier colloque international sur le jeu du foulard. Il a réuni des centaines de personnes venues du Canada, des Etats-Unis, d’Afrique du Sud, d’Angleterre, de Belgique, de la Réunion et de Suisse.

    Fabienne Tosi, comment s’est déroulé ce colloque?

    Le premier jour, des spécialistes ont abordé les aspects sociologiques et psychologiques du jeu du foulard. Pour comprendre pourquoi des jeunes s’y adonnent. On nous a confirmé qu’ils n’ont pas conscience du danger et commencent généralement en groupe, avant de le refaire seuls. Le deuxième jour était consacré aux méthodes de prévention et à une table ronde internationale de parents. J’y ai participé en tant que déléguée pour Genève.

    Que retirez-vous des débats?

    Déjà deux choses. D’abord que le jeu du foulard tue toujours et partout dans le monde. Et ensuite qu’une action de prévention massive à l’attention des jeunes et d’information à l’égard des adultes au sens large s’impose de manière urgente.

    A Paris, vous avez rencontré des parents confrontés au même drame que le vôtre…

    En effet, et ce qui m’a frappé, c’est que certains ont cru, parfois longtemps, que leur enfant s’était suicidé. C’est le cas d’un père venu d’Afrique du Sud pour témoigner. Ce n’est que quatre ans après le décès de son fils qu’on lui a dit qu’il s’agissait du jeu du foulard, que c’était un accident dramatique. Mais vous vous rendez compte de la culpabilité qui l’a rongé durant toutes ces années? Pour Florent, heureusement, le médecin nous a immédiatement dit que son décès était dû à ce «jeu».

    D’où l’importance d’informer les professionnels du secours?

    Oui, mais il faut informer tout le monde: jeunes, parents et tous ceux qui s’occupent des jeunes (enseignants, médecins, etc.).

    A ce titre, que fait-on en Suisse?

    Peu de chose pour l’instant. Aux Etats-Unis ou en France, on en parle bien davantage. Un policier américain est venu nous dire comment il faisait de la prévention auprès des jeunes, en parlant des conséquences émotionnelles pour l’entourage de ceux qui décèdent. Ici, peu d’informations sont dispensées. Pourtant, mon mari, mon fils aîné, Benjamin, et moi aimerions le faire. Nous avons rencontré Charles Beer à ce sujet.

    Le médecin du Service de santé de la jeunesse prend la chose très au sérieux. Benjamin, lui, a pu témoigner auprès de 250 jeunes, dans une école privée. Et le lendemain de la publication de votre article sur Florent, le 8 juin, une dame a créé un groupe de prévention sur Facebook, intitulé «Jeu du foulard, attention, danger». Il y a aujourd’hui 504 membres. Je remercie infiniment cette maman.

    C’est un début?

    Oui, comme ce colloque. Qui en appellera d’autres, je l’espère. Car le seul moyen de lutter contre ce fléau, c’est de continuer à le dénoncer le plus largement possible. Auprès des jeunes et aussi des parents. Pour que ces derniers soient attentifs aux signes avant-coureurs, par exemple des traces fréquentes sur le cou.

    Leur liste figure sur le site Web de l’Apeas (www.jeudufoulard.com). La plupart des parents présents à Paris ont confié que s’ils avaient eu connaissance de ces signes, leurs enfants seraient encore en vie.

  • http://www.securikids.fr

    Posté le décembre 13th, 2009 Caljar 7 commentaires

    Le catch: une pratique à hauts risques chez les enfants

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    Écrit par Marianne Davril

    Les cartes des héros du catch ont remplacé les pokemons et autres jeux de billes dans les cours de récréation… Mais plus que les cartes, les enfants âgés de 6 à 14 ans, s’amusent à reproduire les combats de leurs héros qu’ils peuvent voir à la télévision.
    Une pratique à très hauts risques
    quand on sait que le catch est un vrai métier.  Derrière le spectacle, les stars du ring ne sont elles-mêmes pas à l’abri d’accidents. On estime que les catcheurs professionnels sont victimes d’un accident grave tous les dix ans.

    D’où vient cet engouement chez les plus jeunes? A partir de quel âge et où les enfants peuvent-ils pratiquer le catch en toute sécurité?

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    LES HEROS DE CATCH: DES IDOLES DANGEREUSES?

    Quelle que soit l’époque, les enfants se réfèrent toujours à des héros: Tarzan, Zorro, Spiderman et aujourd’hui le catcheur.  Mais pour l’anthropologue Thierry Goguel d’Allondans, « les enfants d’aujourd’hui manquent de héros positifs. Ils ont accès à des images très violentes et cherchent à reproduire ce qu’ils voient à la télévision ou dans les jeux vidéos« .

    Or, il ne faut pas oublier que le catch est un sport scénarisé dans lequel le « méchant » et le « gentil » sont très bien identifiés. Les enfants se réfèrent à ces images et font leurs propres combats.
    «  Ce n’est pas dramatique d’admirer les stars du catch loin de là. Cependant, les adultes doivent replacer les choses et expliquer qu’il peut être regardé à la télé mais certainement pas pratiqué dans les cours de récréation ou dans sa chambre  » relativise Thierry Goguel d’Allondans.
    Pour désamorcer le problème, il est d’ailleurs conseillé de regarder les matchs de catch avec les enfants tout en leur expliquant qu’il s’agit d’un spectacle et que la pratique présente de réels risques.

    UN ENGOUEMENT NAISSANT CHEZ LES JEUNES

    Des combats de catch américains retransmis sur les chaînes du câble et voilà que nos petits chérubins se prennent au jeu… un peu trop même.

    Marc Mercier, président de la Fédération Française de Catch a vu affluer des jeunes dans ses écoles dès 2006. « J’étais très étonné de voir de si jeunes enfants venir se renseigner auprès de moi pour s’inscrire. Le catch est en réalité un métier, semblable à celui de cascadeur. Il faut des années de pratique avant de pouvoir en arriver à ce qu’on montre à la télé Je les ai de suite redirigés vers des clubs de lutte académique. » relate-t-il.
    Mais petit à petit, l’étonnement a laissé place à l’inquiétude: « l’année dernière des parents m’ont appelé. Des parents dont les enfants avaient joué au catch à la maison et dans les cours de récréation. Des enfants qui se sont retrouvés tétraplégiques, paralysés » explique-t-il.

    Il décide alors de mener des opérations de prévention dans les écoles afin de sensibiliser les plus jeunes avec un but: les choquer. Le catch a d’ailleurs été classé parmi les jeux dangereux par l’Observatoire National d’Etudes des Conduites à Risques.

    UN VIDE JURIDIQUE

    La pratique du catch est aujourd’hui considérée comme une activité culturelle et aucunement rattachée au ministère des sports. Nul besoin d’avoir un agrément pour ouvrir une école. Marc Mercier tire la sonnette d’alarme: « Vu l’engouement des jeunes pour le catch, des escrocs n’ont pas hésité à ouvrir des écoles sans en avoir les compétences et à recruter des enfants âgés de 6,7,8,10 ans!« .
    En attendant que l’Etat légifère sur la question,on ne le répètera jamais assez:  Le catch est une activité professionnelle dangereuse. Pas de catch avant 16 ans minimum…

    Pour en savoir plus
    Fédération Française de Catch

  • http://blogadolescence.canalblog.com, 9 Décembre 2009

    Posté le décembre 9th, 2009 Caljar 6 commentaires

    Incitation aux jeux

    dangereux: vers une sanction

    Les adolescents restent largement ignorants du danger.
    Les adolescents restent largement ignorants du danger. Crédits photo : Le Figaro

    Depuis le début de l’année, 14 adolescents sont morts en se livrant à ces pratiques.

    Filmé dans la rue, un jeune garçon accroupi inspire et expire bruyamment, se redresse, puis perd connaissance. Ses camarades rient. Cette séance de «rêve indien» – une variante du jeu du foulard, de la grenouille ou de la tomate – est diffusée sur la Toile. Elle a été vue plus de 1 000  fois ces derniers mois.

    «Sur Internet, de nombreux blogs, groupes de discussion ou vidéos incitent impunément à la pratique des jeux dangereux, ou en font la démonstration, a déploré jeudi Marie-Laure Laffaire, avocate de l’Association des parents d’enfants accidentés par strangulation (Apeas), lors d’un colloque international consacré aux jeux d’évanouissement. Or il est quasiment impossible de faire retirer ces sites, ni même de remonter jusqu’aux enfants filmés pour les alerter.»

    Alors que la provocation au suicide ou à la consommation de stupéfiants est réprimée par le Code pénal, aucune infraction ne sanctionne l’incitation aux jeux dangereux. Mais ce vide juridique pourrait prochainement être comblé.

    Le ministère de la Justice réfléchit en effet à l’insertion d’un nouvel article dans le Code pénal. «C’est une piste juridique intéressante, souligne Jean-Marie Huet, directeur des Affaires criminelles et des grâces. Encore faut-il que le nouveau texte soit utilisé : les enquêteurs devront être bien informés sur ces comportements et exercer une vigilance particulière.»

    Selon l’Apeas, 14 adolescents ont trouvé la mort en 2009 après une séance d’asphyxie. «Le phénomène est encore largement sous-estimé, car un certain nombre de décès sont classés en suicides ou en accidents domestiques», souligne la vice-présidente de l’association, Isabelle Thomas. Le manque d’oxygénation du cerveau peut aussi laisser des séquelles graves.

    Retrouver des sensations fortes

    Les adolescents restent, eux, largement ignorants du danger. «C’est franchement dément, et sans risques si c’est bien fait», raconte un jeune sur son blog. «Planant», renchérit un autre, dans un groupe sur Facebook. Certains disent pratiquer le rêve indien plusieurs fois par jour, pour retrouver des sensations fortes – impression de planer, vision en double, hallucinations…

    Isabelle Thomas alerte les parents : «Internet crée une véritable émulation de groupe, une surenchère. En se racontant leurs expériences sur leur messagerie instantanée, les enfants se poussent au passage à l’acte. Or les accidents les plus graves se produisent quand le jeune est seul.»

    Certains blogs proposent de véritables modes d’emploi du jeu du foulard, mais il existe aussi des ouvrages qui incitent ouvertement à ces conduites à risque. Une page du livre intitulé À bout de souffle, proposé en bibliothèque, décrit ainsi comment retenir son souffle «le plus longtemps possible» . Ces derniers mois, l’Apeas s’est également battue pour faire interdire une vidéo artistique montrant, dans le cadre d’une exposition, une scène de «rêve indien».

  • http://fcpe.houilles.over-blog.com, 27/11/2009

    Posté le décembre 9th, 2009 Caljar 9 commentaires

    Jeux dangereux: un deuxième compte rendu proposé par notre représentante au mercredi des parents

    Jeux dangereux   : comment les prévenir ?

    Docteur Marie -France  LE HEUZEY,

    Auteur de : Jeux dangereux : quand l’enfant prend des risques

    éditions Odile Jacob 2009

    Les conduites de risque étaient  classiquement l’apanage de l’adolescence. Pourtant on assiste depuis quelques années à un rajeunissement des comportements de mise en danger :  consommations d’alcool, de tabac et de drogue de plus en plus précoces  , pratiques de sports à risque, troubles du comportement alimentaire (anorexie mentale prépubère…) , et au sein de ces mises en danger la pratique , en milieu scolaire souvent, de «   jeux dangereux »

    Victime ou  acteur plus ou moins consentant tout élève est   confronté un jour ou l’autre à un de ces jeux  , mais il en  garde généralement le secret vis à vis de ses parents

    Ces jeux sont dangereux pour soi même ou pour autrui, parfois pour les deux .

    On distingue deux grandes catégories de jeux : les jeux de non oxygénation et les jeux d’agression

    1/les jeux  de  non oxygénation ,«  jeu du foulard  , jeu du cosmos, rêve indien,   30 secondes de bonheur, coma indien, rêve bleu etc… » ,  se pratiquent seul ou à plusieurs .

    A l’aide d’une ceinture , d’un foulard  et plus souvent seulement à l’aide des pouces placés sur les carotides, « on »  s’étrangle jusqu’à  la perte de connaissance.

    Le  but  est de priver le cerveau d’oxygène et   de créer  .avant la perte de connaissance des sensations  « agréables  «  ;  mais  la prolongation de l’anoxie  peut  conduire au coma  puis au décès. Certains  jeunes  se mettent     à jouer  seuls chez eux  ce qui augmente notablement  le risque d’issue fatale

    Il existe des variantes  des jeux de non oxygénation  tels que le jeu du sternum ,le jeu de la tomate  ,le jeu de la grenouille

    2/  les jeux d’agression

    En leur sein on peut différencier les jeux intentionnels où  a priori les enfants jouent volontairement, mais où en fonction des aléas du jeu le même enfant peut être tour à tour agresseur ou agressé (jeu de la canette,du cercle infernal ..),et les jeux contraints où

    un enfant est choisi le matin comme victime et fait l’objet de coups  et d’ humiliation  par le groupe d’agresseurs (jeu de la mort subite,des cartons rouges …)Ces jeux s’intègrent dans le phénomène plus large du « bullying » :  conduites d’agression systématique de certains enfants par d’autres ,avec son prolongement sur internet : le cyberbullying

    Comment analyser ces comportements ?

    Les jeux de strangulation ne sont pas des phénomènes nouveaux, mais  les publications scientifiques  les ont longtemps   assimilés à des conduites suicidaires ou  à des comportements paraphiliques  (perversion sexuelle)  Il a fallu    les années  2000       , et la mobilisation de parents endeuillés  pour que ces pratiques soient reconnues    …..

    Les mécanismes psychologiques qui conduisent à ces jeux sont variés :     recherche de nouveauté , recherche de sensation forte  , d’éprouvé intense et de vertige…

    La sensation de plaisir et le  vertige    conduisent  à la répétition du jeu,comme dans une addiction : « Toxicomanie sans drogue »

    Le milieu environnant  joue un rôle important ,certains enfants jouant pour obtenir la   reconnaissance par les pairs :pour être admis dans un groupe de copains, il faut en passer par certains rites ,il ne faut pas « se dégonfler »,ne pas perdre la face    .

    La participation à des jeux d’agression soulève la question  des  comportements violents durant l’enfance et l’adolescence  : manque de repères stables dans l’environnement familial, manque de  certaines valeurs, sentiment d’insécurité, observation  ou vécu de violences domestiques, valorisation de la violence à la télévision et   dans les jeux videos

    Que faire ?

    Certains signes peuvent   être repérés par les parents   : traces rouges autour du cou, notion de vision floue, d’étourdissements, de bourdonnements d’oreilles, de fatigue, de baisse du rendement scolaire, difficulté à se séparer de sa ceinture, ou de son foulard

    Les parents doivent informer les enfants des dangers, en se faisant aider de leur médecin ;Des informations et prévention peuvent être mises  en place à l’école

    En cas d’agressions il est important de ne pas minimiser ni pour l’agresseur ni pour la victime.

    L’enfant victime de mauvais traitements de la part des autres peut présenter différentes traces de coups non ou mal expliqués, avec vêtements déchirés, lunettes trop souvent cassées…

    Parfois c’est le refus d’aller à l’école accompagné de signes anxieux (« tableau de phobie scolaire »)L’anxiété et  la peur  sont parfois   exprimées verbalement, ou plus souvent  physiquement (douleurs abdominales ou  céphalées répétitives )

    La souffrance de la victime doit être entendue.,par ses parents ,l’équipe scolaire et éventuellement un psy

    Le ou les agresseurs doivent être punis ,leurs parents prévenus .

    Questions abordées ?

    L’age minimum pour parler de ces choses

    L’écoute  variable des établissements scolaires

    L’attitude des autres parents

    Le matériel de prévention disponible pour les enfants aux mêmes

    Le catch ; le rôle de la TV et des jeux  sur écran

  • http://www.terrafemina.com, 7/12/2009

    Posté le décembre 9th, 2009 Caljar 9 commentaires

    Stop aux jeux dangereux !

    Jeux du foulard, rêve indien, cosmos… En 2009, 14 enfants sont morts par strangulation. Le ministère de la Justice réfléchit à d’éventuelles sanctions.

    Un premier colloque international consacré aux jeux d’évanouissement, organisé par l’Association des Parents d’Enfants accidentés par Strangulation (Apeas), s’est tenu les 4 et 5 décembre. Une nécessité pour prévenir et informer les parents. Ces jeux se pratiquent par suffocation, par strangulation ou pendaison. Ils sont parfois mortels ou peuvent avoir des conséquences dramatiques. Ainsi certains enfants restent réduits à un coma végétatif.

    Et pourtant, ces jeux sont mal connus. Souvent les parents ne se doutent de rien. Dans beaucoup de cas, les morts passent pour des suicides. Dans une interview au Figaro, Marie-France Le Heuzey, psychiatre à l’hôpital Robert Debré de Paris et auteur des «Jeux Dangereux : quand l´enfant prend des risques»,  ces jeux peuvent devenir une addiction. Les enfants recherchent des sensations fortes,  pour planer.

    De plus ces pratiques sont encouragées par la multiplication des blogs, des sites internet et  des vidéos. Face à l’incitation de ces jeux sur Internet, il n’existe aucune sanction. Le ministère de la Justice tient à y remédier. Il réfléchit à l’insertion d’un nouvel article dans le Code pénal.

    Anaïs Anouilh

  • http://www.actu24.be, 12 nov 2009

    Posté le décembre 9th, 2009 Caljar 13 commentaires
    Jeu du foulard : pourquoi sont-ils tentés ?

    L’échevine de la jeunesse a décidé de sensibiliser la population au jeu du foulard. Un jeu qui a coûté la vie à l’un des ses anciens élèves. « Ces derniers temps, la région liégeoise a été frappée par plusieurs décès causés par le jeu du foulard, explique le bourgmestre, Philippe Goffin. Sylvie Devivier, notre échevine de la jeunesse, a été particulièrement touchée. L’un de ses anciens élèves y a succombé . »


    Le Jour Huy-Waremme

    Du coup, la jeune échevine a voulu prendre les devants. Des contacts ont été pris avec une association française composée de parents de victimes. Ces derniers ont permis aux Crisnéens d’entrer en contact avec José Fernandez, lui aussi malheureusement dans le cas.

    « La réunion se déroulera en trois parties. Tout d’abord, la diffusion d’une vidéo. Il ne s’agira pas d’un mode d’emploi, mais plutôt d’une explication des effets engendrés par ce jeu mortel. Ensuite, José Fernandez partagera son expérience personnelle. Une séance de questions-réponses clôturera la soirée . »

    Plaisir immédiatLe but d’une telle manifestation est avant tout de sensibiliser la population et ce, même si aucun cas n’a heureusement été constaté à Crisnée. Cependant, il vaut mieux prévenir que guérir. « On essayera de comprendre pourquoi les jeunes sont tentés d’aller jusque là. Pour des raisons de plaisir immédiat, mais aussi pour les hallucinations que cela engendre . »

    Des courriers électroniques ont été envoyés aux directions d’école des environs. Car la soirée est ouverte à tous, pas seulement aux Crisnéens. J. Yans.

    Vendredi 20h, salle de Kemexhe.