Collectif d'Action et de Lutte contre les Jeux A Risques
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  • http://www.rap36.com

    Posté le janvier 30th, 2010 Caljar 12 commentaires

    Vie Quotidienne Famille – Les Risques Du Jeux Du Foulard
    Vie Quotidienne Famille – Les Risques Du Jeux Du Foulard
    Catherine VINCE et Françoise COCHET sont membres de l’association APEAS Association de Parents d’ Enfants Accidentés par Strangulation, elle sont venues pour sensibiliser sur les pratiques mortelles du Jeux du Foulard.

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  • http://www.ouest-france.fr, 27/01/2010

    Posté le janvier 30th, 2010 Caljar Pas de commentaire

    Jeu du foulard : comment éviter le drame ? – Quimper

    mercredi 27 janvier 2010


     Hier, les élèves de première STG du lycée Chaptal assistaient à une conférence sur ce jeu de strangulation parfois mortel.

    Trois questions à…

    Dominique Rousseaux-Diguat, déléguée de l’Association des parents d’enfants accidentés par strangulation et conférencière.

    Surtout pratiqué par les adolescents, le jeu du foulard consiste à s’étrangler jusqu’à l’évanouissement pour ressentir des sensations fortes. En 2009, vous avez dénombré treize cas mortels. Comment les parents peuvent-ils prévenir ces drames ?

    Il y a des signes qui permettent de repérer la pratique du « jeu » du foulard. Des signes comportementaux : une agressivité soudaine, des questions sur la strangulation ou la découverte d’une ceinture ou d’un foulard emporté partout. Des signes physiques aussi : des traces rouges dans le cou, une baisse de l’acuité visuelle ou des pertes de mémoire récentes, deux symptômes du manque d’oxygénation du cerveau.

    Comment doit réagir un parent qui découvre cela ?

    La solution, c’est le dialogue avec l’enfant. Au même titre que la consommation de produits illicites ou dangereux, les parents doivent expliquer les risques liés à cette pratique. Par exemple en décrivant le processus de la respiration humaine. Une sorte de cours de biologie.

    A-t-on une idée de l’importance de cette pratique ?

    Une enquête Ipsos a révélé que 28 % des jeunes de moins de 15 ans avaient déjà testé un jeu de ce type. Après, il y a ceux qui essaient une fois et ceux qui continuent. De plus, on parle beaucoup des décès mais il ne faut pas oublier les séquelles irréversibles qui peuvent être causées par cette pratique.

  • http://www.leparisien.fr, 29/01/2010

    Posté le janvier 30th, 2010 Caljar 14 commentaires

    LONGJUMEAU

    «J’aurais pu en mourir »

    LOUISE COLCOMBET * Le prénom a été modifié. | 29.01.2010, 07h00

    C’est une préado comme les autres. Une élève brillante de Longjumeau, qui raconte son histoire avec une maturité déconcertante. Il y a tout juste un an, Sophie* a été victime d’un malaise après avoir joué au « jeu de la tomate », une variante du « jeu du foulard », qui consiste à s’étrangler pour s’évanouir. Des pratiques courantes dans les cours de récré dont les dangers seront présentés ce soir à Saulx-les-Chartreux lors d’une réunion destinée aux parents (voir ci-contre).
    Dans le jeu de la tomate, les enfants coupent leur respiration pendant dix à quinze secondes et serrent les poings très fort.

    But du jeu : « devenir le plus rouge possible ».
    « C’était en classe transplantée à la montagne, pendant l’heure du repas, raconte Sophie. Je me suis évanouie et en tombant je me suis cogné l’arrière de la tête sur une barre. J’ai eu l’impression de passer de la réalité à un rêve, je me souviens avoir vu une ferme rose… On m’a réveillée, assise sur une chaise et donné à boire. J’avais très mal à la tête. Puis on m’a conduite à l’hôpital. » Les médecins ne détecteront finalement aucune séquelle. Mais Sophie a désormais conscience que l’incident aurait pu très mal tourner. « J’aurais pu en mourir, analyse-t-elle. Si j’étais restée évanouie quelques secondes de plus, j’aurais pu tomber dans le coma. Quand le cerveau n’est plus alimenté en oxygène, c’est très dangereux. » Ironie de l’histoire, Sophie pensait justement que cet amusement ne prêtait pas à conséquence. « Je savais que le jeu du foulard existait et je me disais : Les gens qui font ça sont débiles.
    Maintenant, je réalise que c’est moi la débile. Les conséquences peuvent être aussi graves. » Car Sophie n’a pas été entraînée contre son gré ou par la pression du groupe. Avec ses copains de classe, elle y jouait très régulièrement à l’école, après la cantine, « parce qu’on n’avait rien d’autre à faire », reconnaît-elle, là encore avec beaucoup de lucidité.
    En apprenant la chose, sa maman avoue être tombée « de très haut ». « Je ne connaissais pas ce jeu. Savoir qu’ils y jouaient aussi facilement dans la cour de l’école a été un énorme choc. Le pire, c’est que sans cet incident, nous ne l’aurions peut-être jamais su… » Pour sa part, Sophie a fait une lettre à ses camarades de classe pour s’expliquer. Depuis, plus aucun n’a eu l’idée de pratiquer le jeu de la tomate. « Ils ont été très choqués, explique la jeune fille. Et puis, maintenant, on est au collège. On a tous grandi. »

  • http://www.leparisien.fr

    Posté le janvier 30th, 2010 Caljar 3 commentaires

    Courcouronnes

    Mobilisation contre le jeu du foulard

    09.10.2009

    « Jeu du foulard », « rêve indien », « jeu de la tomate », « baiser du dragon »… Derrière ces noms mystérieux, le même scénario : des enfants qui s’étranglent pour vivre l’expérience de l’évanouissement. Une pratique à risque, qui a déjà entraîné 11 décès cette année en France. Pour lutter contre ce fléau, la communauté éducative de l’Essonne se mobilise. Hier, une conférence a été organisée à Courcouronnes par le comité départemental pour la promotion de la santé afin d’informer éducateurs et enseignants. Et, au mois de novembre, le collège Paul-Fort de Courcouronnes va lancer une action de prévention des jeux violents en direction des élèves de 6e, des parents d’élèves et des professeurs. « Il suffit de très peu de temps pour qu’un accident arrive, assure Desy Oddon, principale adjointe du collège de Courcouronnes. C’est préoccupant. Les adolescents sont en apprentissage de la vie. Il faut les informer maintenant. Nous sommes très vigilants. » « Le championnat du monde de celui qui devient le plus violet » Son collège n’a jamais connu de cas graves. « En tout cas, nous n’avons pas eu connaissance de telles pratiques, poursuit-elle. Mais il suffit d’une fois. Alors nous prenons les devants. » Hier, elle a pu écouter l’expérience de Françoise Cochet, présidente de l’Association de parents d’enfants accidentés par strangulation (Apeas). « J’ai perdu un fils à cause de cela, raconte-t-elle. Il avait attaché une ceinture de judo à une colonnade de mezzanine. Je l’ai retrouvé debout. Mort. » Ce jour-là, elle découvre l’existence du jeu du foulard et de ses variantes et se bat, depuis, pour lutter contre. « Il y a beaucoup d’enfants en danger et les parents ne sont pas au courant », dit-elle. Beaucoup d’éducateurs non plus, apparemment. « J’ai appris qu’il y avait des signes avant-coureurs, assure une jeune éducatrice, qui s’occupe d’enfants dans Essonne. Je ne le savais pas. Je vais répercuter l’information auprès du plus de collègues du département possible. » Françoise Cochet énumère alors ces signes qui permettent aux parents ou à la communauté éducative de prévenir l’accident mortel : « Violentes douleurs à la tête, douleurs auriculaires, éclatements de vaisseaux sanguins sur la peau du visage ou dans les yeux, baisse de la mémoire et grosse fatigue. » Et elle conclut en disant que, dès la maternelle, il faut « faire attention ». Elle raconte : « Un jour, un enfant a annoncé à ses parents, médusés, qu’à la cantine il s’amusait au championnat du monde de celui qui devient le plus violet… »
  • http://www.apel92.fr

    Posté le janvier 23rd, 2010 Caljar 11 commentaires

    Vous trouverez ci-joint le compte-rendu du Colloque international sur les jeux dangereux organisé les 3 et 4 décembre dernier par l’APEAS auquel Véronique Bilbault et moi-même avons assisté.

    Ces deux journées ont réuni des scientifiques, des professionnels de l’enfance, de l’éducation, de la sécurité mais aussi des parents de victimes aux témoignages bouleversants. Ce document est long mais prenez au moins le temps de lire la brochure, bon résumé du colloque et bon outil de prévention à diffuser. A télécharger iciLe jeu du foulard sous ses différentes appellations, jeux d’évanouissement, jeu de la tomate, rêve indien, rêve bleu…. est une pratique d’évanouissement ou d’étranglement qui touche les enfants de 4 à 20 ans quel que soit le niveau social. Présentés comme anodins et sans dangers, ces « jeux » peuvent avoir des conséquences très graves pouvant aller des séquelles irréversibles à la mort.  Le moyen le plus évident pour éviter de tels drames est la prévention : s’informer et informer est essentiel !!

    - Prévention auprès des adultes : beaucoup connaissent le terme « jeu du foulard » mais peu en connaissent les principes et surtout les risques.

    - Prévention auprès des enfants : une explication très précises des risques et conséquences dramatiques est dissuasive.(pour cela contacter l’APEAS : http://www.jeudufoulard.com/html-fr/fram_01.html)

    Quelques signes éventuels peuvent alerter les parents :

    -Traces suspectes sur le cou (parfois camouflé)

    -Lien, corde, ceinture traînant sans raison auprès du jeune.

    -Maux de tête parfois violents, douleurs auriculaires.

    -Diminution de la concentration.

    -Rougeurs suspectes au visage.

    -Bruits sourds dans la chambre

    -Questions posées sur les effets, les sensations, les dangers de la strangulation.

    Vous trouverez plus d’informations sur le site de l’APEAS, association de parents d’enfants accidentés par strangulation. www.jeudufoulard.com

    Bien cordialement

    Pauline MAIGRE

    Pièces jointes :

    Article Le Parisien jeu du foulard

    CR Colloque Jeu du foulard 3 et 4 déc.2009

  • http://www.20minutes.fr,

    Posté le janvier 23rd, 2010 Caljar 6 commentaires

    Chat « Happy slapping » avec Serge Tisseron

    Créé le 24.05.06 à 11h19
    Mis à jour le 30.05.06 à 12h54 |
    Chat - Tisseron
    Chat – Tisseron/

    Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste spécialiste des images et de leur influence a répondu à vos questions

    Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste spécialiste des images et de leur influence, est l’auteur notamment de « L’enfant au risque du virtuel » (Ed. Dunod), « Enfants sous influence: Les écrans rendent-ils les jeunes violents? » (Ed. 10/18) et de « L’intimité surexposée » (Ed. Ramsay)

    La faute aux portables…

    Pourquoi pour commencer n’interdisons nous pas les portables à l’école? comment peut-on accepter que des élèves puisse utiliser leur portable en classe? Les brouilleurs existent donc pourquoi le pas les faire rentrer à l’école? Lulu

    Non seulement je suis favorable à l’interdiction de l’utilisation des téléphones portables en classe mais aussi dans d’autres circonstances, notamment de la part des patients pendant les consultations médicales et durant les repas de famille. Autant dire que les adultes et les enfants sont de ce point de vue-là dans le même bain. On ne peut leur interdire que ce qu’on est prêt, en tant que parents, à s’interdire dans les mêmes circonstances. Quant aux brouilleurs, je crois plus aux vertus de l’éducation civique et des contrats. C’est seulement ce qui permettra d’intégrer l’existence d’espaces différents dans lequels les règles à respecter sont différentes.

    La prolifération des nouvelles technologies sans accompagnement, indispensable pour parvenir à « apprivoiser » et intégrer au mieux dans notre vie ces nouveaux objets qui offrent multiples possibilités inédites, n’est-elle pas à l’origine et ne rend t-elle pas inévitable ce genre de dérives? Claire

    Les jeunes s’approprient les nouvelles technologies beaucoup plus rapidement que les moins jeunes. Mais ils ont malheureusement souvent moins bien intégré qu’eux les repères sociaux et moraux qui règlent les relations avec les autres. D’où des risques de confusion, heureusement assez exceptionnels. S’agissant de l’accompagnement, il devrait être réciproque, chaque génération pouvant apprendre quelque chose de l’autre pour les usages qu’il fait des nouvelles technologies.

    N’est-ce pas un faux débat d’incriminer les technologies plutôt que les usagers, et l’usage qu’ils en font? Ne pourrait-on pas châtier ces petits criminels avec une bonne fessée déculotée, sur une place publique, afin que le peuple puisse, lui aussi, partager collectivement les joies du happy slapping? Michael

    Les adeptes du happy slapping, d’ailleurs assez peu nombreux, sont à mon avis dans la confusion du statut à accorder aux images. Ils pensent que les images sont toujours un reflet de quelque chose qui a été accompli dans la réalité. Ils imaginent donc qu’il suffirait de montrer des images d’eux-mêmes en train d’exercer la violence pour imposer leur autorité sur leurs camarades. Mais ces camarades peuvent aussi ricaner en invoquant que ces images peuvent être truquées ou que la scène de violence a pu être jouée comme au théâtre. Finalement, c‘est seulement l’écho que les médias donnent à l’évènement qui lui assure la crédibilité sans laquelle les petits caïds qui font ce genre de choses ne pourraient pas les utiliser comme instrument de pouvoir. Dans ces histoires, l’écho des médias fait partie du dispositif au même titre que la violence et la prise de vue. S’il en manque un, le dispositif s’effondre.

    Bonjour Mr Tisseron. Comment lutter contre la violence banalisée chez les jeunes ? En n’appliquant pas de système laxiste (puisque les parents ne font pas le travail d’éducation de leur enfant), pourquoi pas des travaux d’intérêt général et pour les parents et pour les enfants ayant fauté ? Pourquoi l’impunité existe t elle dans l’éducation (la dernière loi sur les punitions « positives » en est le parfait exemple), pourquoi ne pas ne pas préparer ces jeunes à la vraie vie où tout acte ou décision doit être assumé ? La responsabilisation de chacun est pourtant essentielle pour vivre en société. Cyb

    Quoiqu’en rêvent certains, il n’est plus possible aujourd’hui d’imposer aux jeunes une autorité sur le modèle de celle qu’ont connue leurs parents, du genre: « Tu le feras parce que je te le dis. » Les parents sont souvent en effet devenus dépendants de leurs jeunes pour leur accès aux nouvelles technologies, tandis que les jeunes sont confrontés par les médias à une multitude de modèles dont certains peuvent leur apparaître, parfois avec raison, comme bien mieux adaptés aux problèmes de la vie que ceux que leur proposent leurs parents. Quelle solution alors ? Engager les enfants dès l’âge de 7 ans dans des contrats qui précisent les obligations de chacun et les sanctions encourues en cas de transgression, aussi bien dans la famille qu’à l’école et dans les clubs de loisirs. Ces documents devraient même être écrits et impliquer la signature des diverses parties. Et là encore, si certaines obligations sont propres aux jeunes, dans d’autres domaines, elles sont partagées par les adultes et les enfants : comme l’interdiction d’utiliser un téléphone mobile, de fumer ou de porter des vêtements adaptés aux circonstances.

    … ou aux programmes TV ?

    Quand on les interroge, les fans du « happy slapping » ne parlent que de « trip » ou de « truc marrant » sans penser à la souffrance de la victime, n’y a-t-il pas là une banalisation de la violence déjà initiée par la télévision ou le Net ? Personnellement, je préconise que tous ceux qui s’y sont adonnés passent de l’autre côté de la « caméra » pour voir ce que ça fait … Milena

    Malheureusement, le paysage audiovisuel a évolué de façon dramatique depuis une dizaine d’années. On voit maintenant fréquemment des fictions mettant en scène des criminels pervers qui torturent et font souffrir pour leur seul plaisir, et aussi des « justiciers » qui pratiquent la torture sans jamais s’interroger sur sa légitimité, comme dans la série « 24 heures chrono ». Du côté des actualités, c’est la même chose. N’oubliez pas que les images d’Abou Graïb qu’on a vues partout avaient été prises par des tortionnaires heureux, qui tenaient à garder un souvenir. C’était pour eux des images de safari et elles étaient évidemment composées et cadrées pour continuer à leur faire plaisir quand ils les regardaient. C’est donc cette position de voyeur satisfait que nous étions invités à prendre quand nous les regardions à notre tour. Et nous ne pouvions même pas nous en rendre compte. Pour le savoir, il aurait fallu que nous ayons d’autres images des mêmes évènements photographiés avec un autre point de vue, par exemple par des militants d’Amnesty International. Ces images nous ont été proposées comme des « témoignages » alors qu’elles étaient des machines à faire jouir. Les adeptes du happy slapping ont retenu une leçon de l’événement, mais pas la bonne comme souvent les enfants. Ils font leur safari à eux. Ils ont retenu la leçon de la jouissance que distillaient ces images et pas celles de l’horreur. Mais à qui la faute ?

    Croyez-vous qu’il faudrait intervenir au niveau des programmes télé et en supprimer pour de bon, par exemple les téléfilms et films américains violents, les séries américaines stupides, ou les clips de rap franchement dégradants pour les femmes, interdire aussi les jeux vidéos macabres, etc. ? Elise

    Aujourd’hui, tout ce qui n’arrive pas par une chaîne de télé arrive par une autre, par Internet, ou par les photographies de presse. Impossible de vouloir contrôler en amont. On ne peut qu’essayer de réduire les dégâts en aval. Pour cela, il faudrait organiser beaucoup plus de lieux d’échange et d’expression autour des images, aussi bien à l’école qu’en famille et dans le secteur associatif. Et imposer par une loi que toutes les chaînes de télévision publique programment une émission d’éducation aux images à destination des familles, à une heure de grande écoute. Et que les pénalités imposées aux chaînes par le CSA pour transgression de leur charte ne soient pas sous la forme d’amendes financières mais d’obligation à programmer des heures d’éducation aux images.

    Des programmes comme « Jackass » sont ils coupables ? Armiel

    « Jackass » et « Dirty Sanchez » ont surfé sur la confusion : d’un côté, on nous disait que les performances étaient accomplies par des cascadeurs professionnels et qu’il ne fallait pas chercher à les imiter, mais d’un autre côté la manière de les filmer nous donnait l’impression de productions faites en famille sans précautions particulières. Mais cette confusion est maintenant générale à la télévision avec la téléréalité et les docus-fiction dans lesquels il est impossible de distinguer entre l’événement et sa scénarisation. Du coup, les enfants grandissent en ayant beaucoup de difficultés à faire la part des deux. Certains réagissent en imaginant que tout ce qu’ils voient est inventé, et d’autres que tout est vrai. Les adeptes du happy slapping se recrutent probablement dans la deuxième catégorie.

    La pseudo téléréalité peut-elle avoir une influence sur ces évènements difficiles à cerner? Ne s’agirait-il pas pour certains de pulsions qui les conduisent à créer l’évènement et de les filmer? Désiré

    Oui. La téléréalité a été la première à contribuer massivement à cette confusion. Mais elle n’est maheureusement plus la seule. Cf voir réponse précédente.

    Sur les agresseurs

    Bonjour. Ne pensez-vous pas que l’effet de groupe joue un rôle particulièrement important dans ce phénomène ? C’est à celui qui ramènera l’image la plus violente et sensationnaliste. A cet âge-là, les repères et valeurs individuelles ne semblent pas être assez solides ou définies. C’est tout le problème de la frontière entre soi et l’autre… cat

    La tendance à la grégarité est malheureusement une conséquence majeure du paysage audiovisuel ultraviolent. Les jeunes qui ont un monde intérieur dominé par la violence (pour des raisons qui n’ont souvent rien à voir avec les médias mais tout avec leur éducation et le milieu dans lequel ils grandissent) y trouvent une justification à l’exercer. Et ceux qui se perçoivent comme des victimes toute désignées (également pour des raisons liées à leur histoire personnelle) y voient des raisons d’être plus inquiets encore. Ils cherchent alors la protection des premiers et c’est ainsi que se créent des bandes de quartier ou de cité dans lesquelles ceux qui se sentent menacés acceptent la violence et les ordres des petits caïds qui leur promettent en contrepartie leur protection. Il y a heureusement aussi beaucoup de jeunes qui voient dans ces images des raisons de s’engager pour un monde plus juste. Les moins de 25 ans sont massivement représentés dans les mouvements en faveur d’une planète plus juste, plus écologique, plus équitable.

    Les multinationales du fric ont abreuvé les gosses de téléréalité, d’émissions où des gens sont filmés 24 heures sur 24 heures et de filles magnifiques. Et la jeunesse dorée y a participé, ou a eu le sentiment d’y participer, à coups de SMS surtaxés et d’argent dépensé dans les produits dérivés. Et les jeunes défavorisés, eux, ont-ils pu y participer ? Non. On leur a vendu du rêve mais ils n’avaient pas les moyens de l’acheter. Comment s’étonner alors que les laissés pour compte du système cherchent à être, eux aussi, acteurs du spectacle? TF1 offre du sensationnel tous les jours et on va s’offusquer que les jeunes des cités cherchent à participer au sensationnel? Pour un jeune des banlieues, participer à un happy slapping, c’est avoir la part du rêve que la télé lui a promis. C’est refuser la marginalisation, c’est aspirer à l’égalité. C’est avoir droit, lui aussi, aux jolies filles blondes. En agissant ainsi, la jeunesse des cités nous dit : « moi aussi, je suis français! ni plus ni moins que vous! et je veux être comme vous!». Ces actes revendicatifs révèlent donc un véritable désir des valeurs françaises. Indiscutablement, les happy slapping ne se produiraient pas si les jeunes n’avaient pas intériorisé quelques-unes des valeurs fondamentales de la société française. Serge Tisseron, n’est ce pas là le signe de leur intégration dans la République? Joël Monpère

    C’est vrai, mais ces jeunes qui participent à des happy slapping présentent à mon avis, en plus, une caractéristique particulière : ils n’ont pas intériorisé la dimension du « faire semblant » ou encore du « comme si ». Pour eux, les images qui montrent la violence sont censées toujours attester d’une violence réelle. Ces jeunes ne sont pas plus nombreux aujourd’hui qu’hier. Mais les nouvelles technologies donnent à leur confusion une dimension tragique.
    Aucune étude ne prouve aujourd’hui qu’il y ait plus de jeunes violents qu’hier. Mais les jeunes portés à la violence sont incontestablement violents plus tôt et de façon plus extrême.

    Comment ces individus perçoivent-ils le monde? Car ils ne sont manifestement pas dans la réalité. Gagou

    On peut en effet se demander si leur monde n’est pas construit d’une façon qui exclut la dimension du jeu, avec ce qu’il comporte de mise en scène. Et aussi la dimension de la compassion, au moins pour ceux qui ne sont pas leurs proches.

    Sur la nouvelle définition du « happy slapping »

    Comment expliquez-vous le décalage entre le nom qui qualifie la claque de « joyeuse » et son fonctionnement qui ridiculise, rabaisse et brutalise sa victime ? Quel plaisir peut-on trouver à faire subir ce genre de choses à des personnes qui n’ont rien demandé ? Annabelle

    En effet, le mot désignait à l’origine des jeux joués entre jeunes anglais : l’un donnait une claque sur la tête de l’autre pendant qu’un troisième filmait. Puis la claque a été donnée sur la tête d’un inconnu dans un transport public. On est passé progressivement d’une situation de jeu collectif à une situation de violence réelle. Le mot est devenu totalement inadapté. On pourrait par exemple le rebaptiser «violence aggravée avec portable».

    Bonsoir, sans chercher à minimiser le phénomène, qui démontre un manque de respect pour ce que l’on a en face de soi, ne pensez vous pas que les quelques pauvres images, montrant ce phénomène, qui tournent en boucle, voire qui sont quelques peu trafiquées, sur les médias, ne sont pas destinées à exciter les bonnes gens ? Doit-on considérer le « happy slapping » comme un acte criminel ou comme une simple provocation d’adolescent? Hannibal Smith

    La diffusion de ces images ne peut en effet qu’encourager ces pratiques. Même si elles ont heureusement été assez peu diffusées, elles l’ont été encore trop. Quant au happy slapping, c’est à mon avis beaucoup grave qu’un acte de provocation. C’est un acte criminel avec non assistance à personne en danger de la part de personne qui filme.

    Sur le rôle des médias

    Doit-on censurer les médias qui donnent l’impression à ces petits merdeux qu’ils sont des vedettes ? PAUL

    A mon avis, il serait très dangereux qu’une loi interdise aux médias de montrer certains évènements sous le prétexte que cela les encouragerait. Ce serait la porte ouverte à de graves dérives aux dépens de la liberté de la presse. En revanche, les usagers des médias doivent inviter les journalistes à faire preuve de déontologie et de retenue, même si leurs ventes peuvent parfois en souffrir.

    Le phénomène du happy slapping existe-t-il vraiment, ou bien sont-ce seulement quelques cas isolés, montés en épingle par les médias, ces derniers étant assez coutumiers de ce genre de faits? La presse étant en général avide d’histoires sordides, elle est souvent assez prompte à faire une mode à partir d’un ou deux faits divers (comme par exemple avec les tournantes). Jp

    Oui, ce sont en effet des cas très isolés, mais qui témoignent d’une confusion qu’il faut prendre très au sérieux. Ce qui est important, c’est la difficulté où sont beaucoup de jeunes aujourd’hui d’intégrer la dimension du jeu dans leur vie parce qu’ils ont été trop tôt confrontés au monde hyperréaliste des adultes (journaux télévisés, films pornos etc.)
    C’est pourquoi il est capital, face aux images de violence d’actualité comme de fiction, de pointer auprès des enfants ce qu’il y a de positif dans toutes les formes de violences, à savoir les comportements de solidarité, d’entraide et de compassion. Cela afin d’inciter les enfants à valoriser ces attitudes et à les mettre en oeuvre quand ils sont eux-mêmes confrontés à des situations de violence.

    Divers

    Bonjour. Qu’est-ce qui en moi crée des images ? Il y a la création d’images de gens que je crois connaître, une image que j’ai de moi même, des souvenirs, des rêves, des peurs plus ou moins justifiées, il y a-t-il quelque-chose à l’origine de cette imagerie ? philippe

    Oui, nous sommes chacun la première machine à fabriquer des images à laquelle nous sommes confrontés. Et nous fabriquons des images matérielles, des photos par exemple, pour essayer de matérialiser les images que nous avons à l’intérieur de nous. Les jeunes qui fabriquent des images de violence réelle sont habités par la violence. Ils doivent être sanctionnés mais aussi aidés et soignés pour que leur monde intérieur puisse évoluer.

    Bonjour, qu’elle est la position générale des « psy » concernant le conditionnement par l’image, car cela ne fait aucun doute, n’est ce pas, l’image conditionne nos attitudes ? Y’a t-il un moyen simple et accessible à tous pour ne pas être conditionné ? Merci. Majuluse

    Ce qui est important aujourd’hui, ce n’est plus l’étude de nos images intérieures (auxquelles s’intéressaient traditionnellement les psys) ou celle des images de l’environnement (auxquelles s’intéressaient traditionnellement les sémiologues). C’est l’étude des relations entre les deux. L’environnement d’images est en effet devenu un élément majeur de nos paysages intérieurs, tandis que chacun a la possibilité de créer des images qui reflètent son monde intérieur grâce aux nouvelles technologies disponibles à tous.
    La seule façon d’échapper aux risques qui en résultent, c’est d’envisager toutes les images qui nous entourent comme des points de vue ni vrais ni faux mais partiels ; et aussi de toujours nous demander quelle relation intime nous établissons avec celles des images qui retiennent notre attention, pour nous réjouir ou nous bouleverser.

    Comment enrayer ce phénomène? Sweety

    En punissant les coupables, mais aussi en invitant les jeunes à intégrer la dimension du jeu et du «comme si». L’apprentissage du théâtre et du jeu de rôle pourrait bien être la meilleure antidote à ces errances.

    Pensez-vous que le happy slapping, et plus largement les manifestations de violence observables chez les adolescents, sont plus fréquents dans les familles monoparentale ? Pensez-vous que, si la présence du père de famille était protégée dès le plus jeune age d’un enfant, des comportements tels que le happy slapping pourraient être évités de part le rôle du père assumant son autorité ? Amicalement Emmanuel

    Les mères aussi exercent une autorité et dans les premières années de la vie, qui sont si importantes, c’est même souvent elles qui sont en première ligne. Pour changer la couche quand l’enfant n’en a pas envie, c’est bien souvent la mère qui exerce l’autorité. Mais très vite, l’autorité ne peut s’exercer que dans le cadre de contrats. Et les mères peuvent en passer aussi bien que les pères. En revanche, quand ce qui a été fixé ensemble est transgressé, l’enfant doit être puni même si « il est trop mignon ».

    Le happy slapping est-il assimilable à du harcèlement moral ? Pourquoi ne pas légiférer sur le harcèlement moral en milieu privé ? Il y a pourtant de nombreuses associations qui réclament la reconnaissance juridique du harcèlement moral. Pensez-vous qu’après des happy slapping un jeune peut aller plus loin ? Pourquoi ne pas brûler dans un local à poubelle une jeune fille et vendre le film ensuite ?

    Oui, c’est vrai. Le harcèlement moral n’existe pas que sur les lieux de travail et le harcèlement sexuel peut exister entre maris et femmes. Mais dans le « happy slapping », il y a une violence physique. Ce n’est pas la même chose.

    Les jeux vidéos, souvent très violents, ont-ils une influence néfaste? Mon fils passe ses soirées et ses nuits sur son écran et ne sort plus. Comment le resocialiser? Carol

    D’abord, fixez-lui des tranches horaires pour jouer et surveillez ses résultats scolaires. S’ils faiblissent, réduisez les jeux. Mais sachez que dans les jeux vidéo, comme face aux films violents, il y a des jeunes qui s’identifient aux agresseurs mais d’autres qui choisissent de jouer un rôle de guérisseur ou de médiateur. Regardez-le jouer, posez lui des questions et faites-lui découvrir qu’il y a un plaisir à parler des jeux vidéo comme il y a un plaisir à y jouer. Il le sait pour ce qui concerne ses camarades, mais il découvrira sûrement avec plaisir que c’est aussi une relation qu’il peut avoir avec vous. Interdire sans en parler sape l’autorité de l’adulte ; en parler sans interdire la réduit à néant.

  • http://www.arretsurimages.net, 6/01/2010

    Posté le janvier 23rd, 2010 Caljar 6 commentaires

    11h03 lu
    Le jeu du foulard sur YouTube (The Independent)
    Par Gilles Klein le 06/01/2010

    Des adolescents se filmeraient en train de s’étrangler jusqu’à l’évanouissement, titre The Independent, qui s’inquiète de cette mode.

    « Les teenagers risquent la mort avec la mode de l’étranglement sur Internet » annonce la Une. « Des vidéos en ligne montrent aux enfants comment s’étrangler mutuellement« .

    « Le problème est de plus en plus reconnu aux USA, au Canada et en France mais la Grande-Bretagne refuse de le reconnaître. La mode se répand sur Internet sans que les adultes le sachent. (…) 86 cas de jeunes décédés de cette manière auraient été relevés en Grande Bretagne depuis 1995. (…) L’association Games Adolescents Shoudn’t Play parle de 458 morts aux USA » explique l’article illustré de photos extraites d’une vidéo diffusée sur YouTube.

    « Les parents britanniques doivent réaliser que leurs enfants font cela » : titre le deuxième article en bas de la page intérieure. C’est une tribune signée de la Française Françoise Cochet, présidente de l’Association de parents d’Enfants Accidentés par Strangulation qui parle d’un mort par mois en France « bien que cela soit rarement indiqué sur le certificat de décés« 

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    Posté le janvier 23rd, 2010 Caljar 12 commentaires

    Le jeu du foulard: un soi-disant jeu très dangereux

    05.01.10 – 15:28« Les jeux dangereux: ce n’est pas du jeu ». C’est le titre d’une brochure qui vient d’être envoyée aux écoles francophones du pays et aux centres PMS pour informer les professionnels de l’éducation sur les dangers des jeux dits d’évanouissement. Les jeunes appellent ça le jeu du foulard, le rêve indien ou encore le rêve bleu. Un soi-disant jeu qui consiste à bloquer sa respiration à l’aide d’un foulard ou d’une ceinture jusqu’à l’évanouissement pour provoquer des sensations fortes mais qui peut s’avérer mortel.

    Ces jeux d’évanouissement ne datent pas d’hier mais aujourd’hui on en plus. Il faut dire qu’une dizaine d’enfants ou d’adolescents en sont morts l’an dernier en Belgique, dont 4 rien qu’au mois de novembre. Et à chaque décès, revient le même mauvais scénario. Les petites victimes avaient toutes entre 9 et 14 ans et ont été retrouvées inanimées dans leur chambre, avec un foulard, une ceinture ou une écharpe autour du cou.

    Pour que la liste de décès ne s’allonge pas, un père endeuillé a décidé de créer une asbl dont l’objectif est de prévenir et d’informer sur le danger des jeux d’évanouissement. L’asbl Chousingha, en référence au totem de sa fille décédée, a édité une brochure d’information à destination des professionnels de l’éducation et ce avec le soutien de la communauté française et de la ministre de l’enseignement. Une brochure de 12 pages qui vient d’être envoyées à toutes les écoles francophones du pays et aux centres PMS. L’objectif: lever le tabou et donner une information complète sur ces jeux dangereux pour aider les adultes à être plus vigilants et mieux armés pour ouvrir le dialogue avec les jeunes.

    www.chousingha.be

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    Posté le janvier 23rd, 2010 Caljar 14 commentaires

    Une vague d’imbécillité à fait son apparition sur Youtube. Le jeu du Foulard filmé et diffusé sur le net.
    D’après The Independent, Des adolescents se seraient filmés en train de s’étrangler jusqu’à la perte de connaissance. Une mort en direct sur Internet. Car ce jeu débile à fait déjà plusieurs morts. Les adolescents n’ont pas conscience qu’ils peuvent y laisser la vie. En France, des associations se sont créées pour lutter contre ce phénomène. Généralement créées par des parents aillant perdu un enfant .
    Pour respect pour les parents, nous ne fournirons pas d’exemples de vidéos de Youtube sur ActuGO.